Papillomavirus: le pire c’est de persister

REVUE DU PRATICIEN GYNECOLOGIE ET OBSTETRIQUE
Par le Docteur Jean-Luc Mergui
Il s´agit ici d´une étude de cohorte qui montre clairement, sur près de 599 femmes infectées par près de 800 virus potentiellement oncogènes (certaines patientes ont des infections multiples) que la clairance du virus,  son élimination, est rapide : 67 % en un an.

Parmi celles dont le virus persiste plus de douze mois, le risque de développer un CIN2+ dans les trente mois de surveillance a été de 21 % (IC 95 % = 15 % à 28 %).

Cependant, le risque le plus élevé est retrouvé chez les patientes de moins de 30 ans, dont le virus était un HPV 16 et dont la persistance était supérieure à douze mois, dans ce groupe-là : 53 % des patientes ont présenté un CIN2+,

ce qui signifie aussi que 47 % des patientes n´ont pas, dans les trente mois, développé de lésion significative ; d´où les recommandations – justifiées – des auteurs à la population médicale : une infection à HPV ponctuelle ne signifie pas pour autant une lésion précancéreuse, la régression est l´évolution la plus probable !

Rodríguez AC, Schiffman M, Herrero R, Wacholder S, Hildesheim A, Castle PE et al. Proyecto Epidemiológico Guanacaste Group. Rapid clearance of human papillomavirus and implications for clinical focus on persistent infections. J Natl Cancer Inst 2008;100:513-7. Epub 2008 Mar 25.

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