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Archive mensuelle de septembre 2008

Allergie aux huiles essentielles de Lavande

L’exposition à l’air de l’huile essentielle de lavande entraine une oxydation qui serait favorable à la survenue de réactions allergiques. C’est cette réaction d’oxydation avec l’acétate de linalyle, le linalol et le β-caryophyllène, composants essentielles de l’huile de lavande qui favorise la survenue de réactions allergiques.

Malgré ses propriétés interessantes dans le domaine de la parfumerie, l’aromathérapie et la phytothérapi, des précautions chez des personnes allergiques doivent être observées lors de l’utilisation d’une huile de lavande déjà ouverte depuis quelques temps.

 

Hagvall L et coll. : Lavender oil lacks natural protection against autoxidation, forming strong contact allergens on air exposure. Contact Dermatitis 2008 59 (3), 143-150.

 

Vaccination ciblée contre la tuberculose

Vu la baisse du nombre de cas de tuberculose, les autorités sanitaires ont cessé la vaccination obligatoire contre la tuberculose.

Le taux est de 8,9 cas pour 100 000  habitants en 2005 avec des chiffres bien plus élevées selon les régions:

  • 19,7/100 000 en Ile de France
  • 32,6/100 00 en Seine Saint-Denis
  • 28,7 /100 000 à Paris
  • 44/100 000 en Guyane

Ce taux varient aussi en fonction de l’origine de la population:

  • 41,5/100 000 pour les personnes nées à l’étranger
  • 5/100 000 pour celles nées en France.
  • 160/100 000 pour les personnes nées en Afrique  subaharienne
  • 53,2/100 000 pour les sujets nés en Asie
  • 28,5/100 000 pour celles nées en Afrique du Nord
  • 13,7/100 000 pour celles nées en Europe (en dehors de la France)

La vaccination doit être poursuivie pour les enfants nés dans un pays à forte concentration de tuberculose ou si l’un des parents est originaire de l’un de ces pays:

  • Afrique, Asie, Proche et Moyen Orient,
  • Amérique centrale et du Sud,
  • Europe centrale et de l’Est  ainsi que les pays de l’Ex-URSS
  • Bulgarie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Portugal, Roumanie.

L’arrêt total de la vaccination des populations à risque entraineraient 320 cas de tuberculose par an chez les moins de 15 ans dont 10 méningites.

La vaccination des ces populations doit être effectuée le plus tôt possible car le risque de développer la maladie tuberculeuse est d’autant plus élevé que le sujet est jeune:

  • Avant 1 an: risque de 43 %
  • entre 1 et 5 ans : risque de 24 %
  • Adolescent : risque de 15 %
  • Adulte : risque de 5 à 10 %.

Les nourrissons sont susceptibles de développer plus facilement des formes graves.

Les enfants de moins de trois mois sont vaccinés sans test tuberculinique préalable.

La vaccination peut être réalisée jusque ‘à l’âge de 15 ans .

 

Vaccination contre le pneumocoque : Prevenar

Parfois, devant le nombre de vaccins imposés au nourrisson, certains se demandent s’ils sont tous nécessaires?

Concernant le vaccin contre la méningite à Pneumocoque introduit en 2003, des études récentes rapportées par le Pr Bingen de l’hôpital Robert Debré à paris prouvent son intérêt.

Les cas de méningites (2539 cas) survenues dans 259 services de pédiatrie entre 0 et 18 ans étaient dues dans 28 % des cas à des variétés de pneumocoques et survenaient plus fréquemment vers l’âge de 5 mois.

Grâce au vaccin contre sept formes de pneumocoque ( Prévenar):

  • la fréquence des méningites à pneumocoques diminuent de 47 % entre 2 et 11 mois,
  • baisse de 52 %  à 65 % des hospitalisations pour pneumonie à pneumocoques,
  • baisse de 43 % du nombre de consultations pour otite moyenne aiguë et de 42 % des prescriptions pour le même motif aux USA.

Les formes de pneumocoque comprises dans le vaccin ont régressé de 83 % et parallèlement plusieurs formes non comprises dans le vaccin ont augmenté de 22 %.

Par ailleurs, la vaccination a permis de faire baisser la résistance du pneumocoque aux antibiotiques et évite le portage et deux fois plus de contamination. La vaccination d’un bébé permet d’augmenter la protection des autres.
La vaccination complète avec ses trois injections initiales à 2, 3, 4 mois et le rappel entre 12 et 15 mois doit être encouragée.

Source: Quotidien du médecin N° 3409 Sept 2008

 

Hépatite B

Il subsiste toujours une réticence vis à vis de ce vaccin tant la polémique entre la vaccination contre l’hépatite B et le risque de survenue d’une sclérose en plaques a marqué les esprits.

La vaccination reste recommandée entre 2 mois et 13 ans. Pourquoi?

300 000 personnes sont porteurs du virus de l’hépatite B

Ce virus est responsable de 2000 décès par an.

Seuls 30 % des enfants sont vaccinés.

Cela mérite réflexion et la vaccination doit être pratiqué chez les nourrissons

Coqueluche

Il faut poursuivre  et parfois reprendre la vaccination contre la coqueluche à l’age adulte.

La raison en est simple. Cette vaccination, pour ceux qui l’ont reçue dans l’enfance, ne dure pas toute la vie.

Il est donc possible qu’un adulte soit de nouveau atteint d’une coqueluche et infecte à un nourrisson qui n’est pas encore vacciné.

C’est pourquoi chaque année 400 nourrissons sont contaminés et hospitalisés. 20 % d’entre eux nécessitent une hospitalisation en réanimation médicale. Certains, malheureusement en décèdent.

La majorité d’entre eux ont attrapé la coqueluche auprès de leur proche entourage mal vaccinés

Cette insuffisance de la vaccination débute des l’âge de 11-13 ans car le rappel comportant la coqueluche n’est effectué que dans 60 % des cas. Dans ce cas, il est nécessaire de la pratiquer entre 11 et 18 ans.

Enfin, tout l’entourage d’un nourrisson, quelque soit son âge, doit être vacciné correctement contre la coqueluche même si une vaccination contre le tétanos a été pratiqué voici moins de dix ans.

VERIFIER SI VOUS ÊTES VACCINE: MONTRER VOTRE CARNET DE SANTE A VOTRE MEDECIN

Le benzopyrene de la cigarette favorise le papilloma virus sur le col de l’utérus

  • Le carcinogène benzo[a]pyrène de la fumée du tabac augmente la synthèse du papillomavirus humain

    Les résultats des études épidémiologiques suggèrent que les carcinogènes de la fumée du tabac et l’HPV sont des cofacteurs synergiques dans l’augmentation du risque de la progression du cancer du col utérin. Le benzo[a]pyrène (BaP), un carcinogène majeur de la fumée du tabac a été détecté dans le mucus du col utérin et peut interagir avec l’HPV. L’exposition des cellules du col utérin à des concentrations élevées de BaP augmentait de 10 fois les titres de l’HPV 31, alors que le traitement avec des concentrations basses de BaP a été suivi d’une augmentation du nombre de copies du génome HPV, mais pas d’une augmentation de la morphogénèse du virion. L’exposition au BaP augmente aussi les titres de HPV 16 et HPV 18. En total, les modulations BaP du cycle de vie d’HPV pourrait augmenter la persistance virale, la carcinogénèse des tissus de l’hôte et la permissivité de la progression du cancer.

    27 février 2008


  • (J Virol. 2008 ; 82 (2) : 1053-58. Alam S et al.)

les dangers du hénné noir

Bien plus apprécié, le hénné noir est souvent utilisé lorsque reviennent les beaux jours.

En France, le tatouage dit au “henné noir ” enrichi en PPD est interdit par arrêté préfectoral depuis 2005 .
Ce hénné noir est alors appliqué en dehors de tout espace contrôlé.
Le hénné traditionnel est de couleur brune ou rouge orangé. Son nom pharmacologique est l’hydroxynaphtoquinone et sa dénomination dans la nomenclature est Lawsonia inermis . Son utilisation principale est la teinture des cheveux.

Pour obtenir une couleur plus foncée ou noir, diverses substances peuvent y être mélangées comme la poudre de café ou une préparation à base de charbon pulvérisé ou d’huile. La substance la plus utilisée reste la paraphénylène diamine.

Cette substance, pourtant utilisée depuis plus d’un siècle, est source d’eczéma et d’allergies croisée. Citons l’utilisation fréquentes chez les coiffeurs  dans les teintures capillaires mais elle entre dans la composition de certains caoutchoucs, dans les matières plastique ou les encres. Elle interagit avec d’autres molécules qui possèdent une forme particulière: la fonction amine en para, commes certains médicaments pour le diabète (les sulfamides) ou les anesthésiques, des colorants comme l’orange III, le rouge I et le jaune II ou les caoutchoucs qui sont utilisés dans de nombreus produits comme les chaussures. Cette interaction engendrent des allergies croisées.

Les signes d’allergie sont d’apparition rapide, quelques minutes, à type de cuisson. Une autre forme plus lente apparaît dans les 2 à 3 jours qui suivent l’application avec une lésion rouge appelée eczéma, qui peut comporter des bulles et s’étendre en dehors de la zone d’application.

Ces lésions rouges gonflées démangeantes peuvent stagner pendant trois semaines.

Pour prouver  l’allergie  à la paraphénylène diamine, il suffit des réaliser des test cutanés chez un allergologue.

Le traitement repose essentiellement sur des crèmes à base de corticoïdes et sur l’éviction de toutes les subtances contenant de la paraphénylène diamine.

Plus de renseignement sur la paraphénylène diamine paraphénylène diamine

Afin de limiter la propagation de ces « tatouages », l’Afssaps poursuit sa campagne de mise en garde des consommateurs engagée en 2006.

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Tout effet indésirable grave ou paraissant revêtir un caractère de gravité, consécutif à l’utilisation de produit cosmétique doit être déclaré à l’Agence (informations disponibles sur le site internet de l’Afssaps – www.afssaps.sante.fr).

Source

Quotidien du Médecin N° 8397 Juin 2008

 

Hypertension artérielle

Source de bien des troubles de santé, l’hypertension artérielle doit faire l’objet d’un dépistage précoce.

  • Savez-vous si vous êtes hypertendus (es)?
  • Vous pensez que non car votre médecin a trouvé une tension inférieure à 140 et 90 mmHg (14/9) ou au contraire votre médecin vient de vous trouver une hypertension artérielle.
  • Sachez toutefois qu’il existe un grand nombre de personnes qui présentent:
    • une hypertension artérielle  « masquée ». Cette hypertension est paradoxalement normale chez le médecin et élevée à domicile. Il s’agit toutefois d’une hypertension artérielle réelle qui engendre des complications cardiaques et vasculaires (accident vasculaire cérébral). Elle doit être dépistée et traitée.
    • une hypertension artérielle faussement élevée chez le médecin et normale à domicile.
  • Pour la dépister, servez-vous d’un tensiomètre de poignet homologuétensiomtre.jpg
  • Pour cela, il faut disposer d’un tensiomètre homologué:
    soit pour le brasHypertension artérielle dans cardiologie pdf tensiomètre bras
    soit pour le poignet:pdf dans cardiologie tensiomètres poignets

     

  • Faîtes les mesures de tension pendant les trois jours, reportez ces valeurs sur la feuille de saisie

    automesurehtatableau.jpg

  • Remplissez ensuite le questionnaire en ligne en cliquant sur le lien suivant: Contrôle de la tension artérielle à domicile
  • Montrez ensuite ces résultats à votre médecin

En cas d’hypertension prouvée, tout un bilan doit être conduit. 

Tétanos en France

Le tétanos fait cinq millions (5 000 000) de morts par an , dont cent mille (100 000) nouveaux-nés .
Le tétanos  sévit toujours en France dans de faibles proportions : 17 en 2005, 16 en 2006 et 8 en 2007. Certes, le nombre de patients est peu important en regard d’autres maladies infectieuses. cependant, cette affection grave et mortelle peut être évitée si les précautions de vaccinations recommandées sont appliquées ce qui est loin d’être le cas.

Les personnes atteintes ont dans 90 % des cas plus de 70 ans et sont principalement des femmes à 76 %. Les causes de contaminations sont connues : dans 68 % des cas, il s’agit de plaies chroniques (10 %) ou par blessures (68 %) mais dans  22 % des cas la porte d’entrée n’est pas connue.

En Europe la forme du nourrisson a quasiment disparue grâce à la vaccination, ce qui n’est pas le cas des pays en voie de développement Autres caractéristiques importantes:

  • l’absence ou le mauvais état vaccinal de l’ensemble des personnes atteintes
  • La survenue principalement durant les mois d’Avril et d’Octobre

Le tétanos est une infection due à un bacille, Clostridium tetani, vivant sans l’apport d’oxygène à l’état normal dans le tube digestif des animaux. Emis dans les selles puis stagnant dans le sol, ce bacille devient très résistant.

Les spores de ce bacille, en l’absence d’oxygène, se multiplie au niveau de la plaie et libèrent des toxines qui perturbent le fonctionnement de transmetteurs neurologiques activant en permamence la contraction musculaire. Après une période silencieuse qui peut aller jusqu’à deux semaines après la contamination , cette perturbation entraine spasmes et contractures musculaires intenses.

La maladie peut se présenter sous trois formes :
- généralisée (la plus fréquente et la plus grave : 80 % des cas) ;
- localisée (région anatomique proche de la plaie) ;
- céphalique avec atteinte des nerfs crâniens.

Les contractures débutent souvent au niveau de la face avec une contracture permanente des muscles de la machoire entrainant un arrêt de l’alimentation. L’extension gagne le tronc puis les membres et peut durer 1 à 2 mois. Elle peut être accompagnée de troubles respiratoires, d’embolie pulmonaire, de troubles du rythme cardiaque ou d’infections.

La mortalité est élevée et atteint près de 30 % des personnes atteintes par arrêt cardiaque ou paralysie respiratoire.

La prise en charge de cette redoutable maladie repose sur:

  1. l’antiothérapie (Pénicilline)
  2. la réanimation respiratoire
  3. l’administration de décontracturant
  4. une innovation consistant en l’administration massive de vitamine C qui stoppe les signes en moins de 12 h et efface tous les symptômes en moins de 72 h

La prévention est préférable avec un protocole de vaccination simple et des rappels peut contraignant:

Rappelons que

  • la vaccination antitétanique est obligatoire depuis 1952 chez les moins de 18 ans
  • 28% des personnes adultes ne sont pas à jour de leur rappel de vaccin ou ne sont pas vaccinés
  • 6 % des enfants ne sont pas bien vaccinés
  • Il s’agit d’une maladie à déclaration obligatoire.

Méthode de vaccination dans l’enfance

  • Dès 2 mois associés à d’autres vaccins, la vaccination comporte trois injections à 1 mois d’intervalle
  • Un rappel est effectué à 18 mois puis tous les 5 ans jusqu’à l’âge adulte.
  • Rappel tous les 10 ans  à l’âge adulte

Vaccination à l’âge adulte

  • Deux injections à 1 mois d’intervalle puis rappel un an après
  • Rappel tous les 10 ans

Enfin une plaie souillée doit être lavé. Si ces tissus morts sont présents, il doivent être enlevées par un médecin et un nettoyage avec désinfection de la plaie doit être effectué.

Antona D. Le tetanos en France en 2005- 2007. BEH 22 juillet 2008, 273-275




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