Archive mensuelle de mars 2009

Les risques de santé liés aux voyages en avion

Le nombre de voyage en avion pour toutes sortes de raisons, qui atteint presque 2 milliards de passagers par an, ne cesse d’augmenter.
Les risques de maladie liés aux voyages de plus en plus long (18 à 20 h parfois) et au vieillissement de la population qui voyage même en âge avancé ne sont plus à négliger.
Quels sont les troubles de santé inhérents aux voyages en avion ?
La baisse de la pression en oxygène.
Voyager dans une cabine pressurisée équivaut à se trouver à une altitude comprise entre 1524 et 2438 m avec pour conséquences:
- Des symptômes de mal d’altitude dès 3 h de vol
- une baisse de la pression en oxygène qui passe de 95 à 60 mmHg dès l’altitude de 2438 m avec pour conséquences des difficultés respiratoire pour les passagers souffrant de troubles respiratoires (BPCO) et des variations importantes de volume des gaz contenus dans le corps après une intervention chirurgicale par coelioscopie par exemple ( il est alors recommandé d’attendre deux semaines avant un voyage aérien).
Le risque de phlébite (caillot de sang bouchant une veine). Ce risque est multiplié par 4 dès que le vol dépasse huit heures. Moins le passager bouge pendant le vol, plus le risque augmente. Des statistiques ont trouvé plus de phlébite chez les passagers qui ne sont pas assis à côté d’une allée. La prévention passe par:
- la marche durant le vol,
- le port de bas de contention,
- l’absence de prise d’alcool et de café.
Éventuellement chez les passagers à risque vasculaire, un traitement fluidifiant le sang (HBPM) peut parfois être indiqué.
Le cancer. L’exposition aux rayons cosmique plus important durant un vol en avion fait craindre sans que cela soit prouvé formellement une augmentation du risque de certains cancers comme le sein et la peau. cette attitude de précaution s’adresse plus spécialement au personnel naviguant.
Le décalage horaire. Le voyage en avion déstabilise l’horloge biologique. Pour y remédier la prise de mélatonine (Circadin 2 mg) à la dose de 0,5 à 5 mg au moment du coucher à la destination d’arrivée reste le traitement le plus efficace. Pour les voyages vers l’est, la resynchronisation par l’exposition à la lumière solaire le matin est le moyen simple et efficace.
les maladies infectieuses. Le confinement en espace clos est favorable aux échanges de virus et infections bactériennes. ce risque diminue grandement car l’air est filtré à plus de 50 %. Le risque est plus important si le passager est assis à moins de deux rangées d’écart d’un passager malade.

Source le Quotidien du Médecin N°8515 23/02/2009

Le binge drinking: risque cérébral

cette conduite tant rapportée par les médias est en progression constante chez les adolescents dès l’âge de 15-16 ans.
15 à 30 % des ados le pratique « régulièrement ».
Être binge drinker c’est boire au minimum 5 verres en une seule occasion pour les garçons et 4 verres pour les filles.
Cette tendance s’accentue dans les pays de l’est, diminue au Danemark et au Royaume-Uni et stagne en France.
Pourquoi ce comportement chez les ados?
Tout d’abord, c’est une période de rébellion face à l’autorité parentale et le maintien de la norme comportementale reste primordiale pour que l’adolescent puisse se référer à une norme défini par un référent adulte.
Ensuite, la tentation de la consommation en alcool est favorisée par les industriels en initiant la consommation d’alcool sous forme de boissons aux allures innocentes telles que les premix (mélange de soda et d’alcool).
Enfin, les modifications cérébrales qui s’effectuent chez l’adolescent font que la zone cérébrale préfontale, qui s’occupe de contrôler pulsions et tendances désordonnées, n’est pas aussi vite formée que les zones qui gèrent les impulsions et la recherche de sensations fortes (zone de l’amygdale).

La sensibilité du cerveau de l’adolescent est plus importante que celle d’un adulte.
L’intoxication alcoolique aiguë altère le jugement, le raisonnement, entraîne des phénomènes de désinhibition avec plus de conduites à risque violentes ou sexuelles et une augmentation du temps de réaction pour la prise de décision.
Les sevrages répétés diminuent les capacités de mémorisation, de concentration et augmente les variations d’humeur.
Le binge drinking répété est source de toxicité importante de certaines cellules cérébrales notamment de l’hippocampe. Il en résulte des troubles de l’apprentissage, psychiatriques tels que dépression et suicides.
Ultérieurement, la dépendance à l’alcool est augmentée et se majore la consommation d’autres drogues et le taux de maladies psychiatriques.
Intervenir signifie dépister le plus tôt possibles les adolescents à risque afin de mettre en place une prévention personnalisée auprès cet adolescent.
Source: le quotidien du médecin N°8519 du 27/02/2009




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