Archive mensuelle de juin 2009

Un lien entre la consommation de paracétamol et l’asthme ?

Vous avez peut être remarqué dans les médias que le paracétamol favoriserait l’asthme. Qu’en est-il ?
Les causes qui favorisent l’émergence d’un asthme sont nombreuses. Les études récentes pointent à présent le paracétamol comme étant un possible facteur aggravant.

Le paracétamol est pourtant l’incontournable molécule qui calme la fièvre et la douleur. Il est utilisé dès la plus petite enfance pour juguler les poussées fébriles trop importantes, calmer les diverses douleurs qui peuvent survenir.
Il est l’une des rares molécules que la femme enceinte peut prendre sans crainte pour le fœtus.

Cependant, diverses études ont trouvé un lien entre la prise de paracétamol et le risque de développer une rhinoconjonctivite, un asthme ou un éczema.
Il semblerait que la prise de paracétamol pendant la première année de vie et au cours des douze derniers mois augmente de 46 % de la fréquence de l’asthme vers l’âge de 6-7 ans.
Ce risque augmente d’autant plus que l’enfant reçut du paracétamol plus d’une fois par mois.

Devant ces résultats :

  • une première interprétation est de dire que la fréquence élevé de l’asthme vers 7 ans est corrélée à une consommation accrue de paracétamol;
  • une seconde interprétation serait que les patients qui font plus souvent des rhinopharyngites dès la petite enfance et prennent en conséquence du paracétamol, ont aussi plus de risque de développer un asthme.

Dans cette seconde interprétation, les rhinopharyngites seraient le facteur de risque pour l’asthme.

Une autre étude démontre que l’utilisation du paracétamol durant la grossesse et plus particulièrement durant le premier trimestre de grossesse double le risque d’avoir un asthme avant l’âge de sept ans.

Que faut-il en penser? Doit -on bannir le paracétamol? SURTOUT PAS!

  • Ces études reposent sur des interrogatoires menés auprès de parents d’enfants de 7 ans et les données chiffrées ne sont basées que sur le souvenir des administrations de paracétamol 7 ans auparavant.
  • L’enquête ne concernait que le paracétamol et ne prit pas en compte l’administration éventuelle d’autres substances antipyrétiques. Favorisent-elles aussi la survenue d’un asthme?

En conclusion

  • Ces deux enquêtes ont le mérite d’attirer l’attention sur le risque accru d’asthme induit par la consommation de paracétamol.
  • Toutefois, vu la méthode utilisée pour réaliser ces études, d’autres enquêtes plus approfondies seront nécessaires.

Actuellement, ces deux enquêtes ne remettent pas en question la validité du paracétamol afin de calmer les douleurs ou faire baisser la fièvre. On peut seulement recommander d’administrer le paracétamol que lorsqu’il est nécessaire c’est à dire pour une fièvre supérieure à 38 ° et pour des douleurs majeures.

Sources:

  • Beasley R. Worldwide variation in prevalence of symptoms of asthma, allergic rhinoconjunctivitis, and atopic eczema: ISAAC. The Lancet 1998; 351:1225-1232
  • Beasley R Association between paracetamol use in infancy and childhood, and risk of asthma, rhinoconjunctivitis, and eczema in children aged 6–7 years: analysis from Phase Three of the ISAAC programme. The Lancet 2008; 372:1039-1048
  • Cristina Rebordosa . Pre-natal exposure to paracetamol and risk of wheezing and asthma in children: A birth cohort study. International Journal of Epidemiology 2008 37(3):583-590

La respiration chez une personne asthmatique

L’asthme est une maladie inflammatoire chronique des bronches.

Une personne en crise d’asthme peine à inspirer de l’air et à expirer le contenu de ses bronches ; c’est comme si l’on respirait et soufflait à travers une paille tout en courant un 100 mètres!!

Pendant une crise , il s’associe deux phénomènes :

  • Un gonflement de la paroi des bronches à cause de l’inflammation de ces parois. Cela entraine la production de sécrétions qui diminuent encore l’espace pour laisser passer de l’air.
  • Un resserrement des muscles qui entourent les bronches. L’espace pour laisser l’air sortir diminue encore.

Après les périodes de crises, suivent heureusement des périodes d’accalmie avec une respiration tout à fait normale et que le traitement va essayer de prolonger le plus possible.

Comment suspecter un asthme ?

Diverses situations doivent vous faire penser à de l’asthme et vous amener à consulter votre médecin ou votre pédiatre :

  • Un nourrisson qui présente plus de trois épisodes de respiration sifflante ;
  • Toux sèche (signe le plus fréquent, plus de 9 cas sur 10) souvent nocturne vers 2 à 3 h du matin ou lors du réveil ;
  • Sifflement (8 cas sur 10);
  • Toux après un effort sportif ;

Fatigue excessive, trouble du sommeil, encombrement bronchique.

Les principaux signes de l’asthme

  • La toux souvent sèche à cause de l’inflammation mais parfois grasse à cause des glaires. On peut même parfois croire qu’il s’agit d’une bronchite.
  • Le sifflement qui est du au bruit que fait l’air pour sortir des bronches.
  • Une oppression car l’air passe plus difficilement dans des bronches rétrécies.
  • Quant la crise est très sévère, apparaissent en plus

une accélération du rythme cardiaque,
des sueurs,
une respiration ralentie et parfois totalement bloquée,
une coloration bleutée des lèvres,
de l’agitation avec de l’anxiété,
l’impossibilité de terminer une phrase et
l’obligation de s’allonger.

  • Le débit expiratoire de pointe qui n’atteint pas la moitié de la meilleure mesure habituelle.

La répétition fréquente de toux, de sifflement respiratoire doit vous faire penser que vous êtes peut-être asthmatique ou que vous refaites une nouvelle crise.

ce qui peut déclencher l’asthme

Pour faire de l’asthme, il faut soit en hériter par ses parents ou se trouver dans un environnement particulier qui provoque la maladie.
Les bronches d’une personne asthmatique sont plus sensibles aux facteurs irritants qui vont agresser la paroi inflammatoire des bronches.
Divers agents irritants existent comme :

  • Les allergènes (pollens, acariens, moisissures, aliments, animaux),
  • l’air froid, humide,
  • L’altitude en air froid
  • l’exercice,
  • le tabagisme actif et même passif,
  • les irritants chimiques (spray domestiques, parfums),
  • la pollution atmosphérique,
  • certains virus ou bactéries,
  • des médicaments comme l’aspirine…
  • mais aussi des épisodes de stress.

Irritées par un de ces agents, les parois bronchiques s’épaississent, sécrètent du mucus et se resserrent par l’action des muscles bronchiques. C’est la crise qui démarre.

D’autres causes peuvent être responsable d’asthme comme :

  • le reflux gastro-œsophagien,
  • des champignons comme l’aspergillus,
  • des maladies inflammatoires des vaisseaux,
  • des perturbations hormonales notamment au moment de la ménopause.

Ce qUI

Fréquence de l’asthme

Quelques chiffres pour montrer l’importance de cette maladie :
Globe

  • Dans le monde, l’asthme atteint 300 millions de personnes et 255 000 personnes en sont décédées en 2005.
  • En Europe:selon une étude de la Fédération Européenne des Associations d’allergiques et de maladies respiratoires (EFA), il y aurait
    Stat asthme

30 million d’asthmatiques en Europe.
Entre 6 millions ont un asthme sévère et
1,5 million ont peur de mourir dans une crise d’asthme.
En Europe, il y un décès par heure causé par une crise d’asthme .

Selon l’EFA, 90% des décès causés par l’asthme seraient évitables par une meilleure sensibilisation, par des soins mieux adaptés au patient asthmatique et par le dévelopment de nouveaux médicaments.

  • En France, l’asthme atteint 3,5 millions de personnes ; actuellement,l ‘asthme atteint 7 à 10 % des enfants et 5 à 6 % des adultes.

2000 décès dont 600 enfants sont occasionnés par l’asthme chaque année en France soit entre 5 et 6 décès par jour. La moitié des personnes décédées ont moins de 65 ans.

9 DÉCÈS SUR 10 SONT ÉVITABLES PAR UNE MEILLEURE ÉDUCATION car seulement 5 % des patients asthmatiques suivis ou non ont un traitement adapté et parmi ceux qui sont suivis médicalement, 30 % seulement sont équilibrés avec leur traitement.

Elle est de plus en plus fréquente à cause de notre environnement: augmentation de 5 % en cinq ans dans la région de Saint-Nazaire.
Dans une enquête en région parisienne :

  • 6 % des parents répondent que leur enfant est porteur d’un asthme prouvé ;
  • Mais :

13% des enfants font des bronchites sifflantes,
10 % ont des sifflements,
11 % une toux à l’effort et
15 % une toux au froid.

Ces enfants sont vos enfants : ils sont peut-être asthmatiques et ne sont pas traités correctement.

Le nombre de cas d’asthme à doublé en vingt ans. Dans les pays en voie de développement, plus les villes s’agrandissent, plus le nombre d’asthmatiques s’accroit.

Asthme

Asthme dans Pneumologie courseAsthmatique? Sifflement, toux à l’effort. une bouffée de ventoline vous soulage immédiatement. Vous être peut-être asthmatique comme 3,5 millions de personnes en France.

C’est une maladie à ne pas négliger. Elle est responsable de 1500 morts par an et pourtant l’asthme se soigne très bien.

Maitrisez votre asthme avec l’aide de la Maison de l’Asthme




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