Un lien entre la consommation de paracétamol et l’asthme ?

Vous avez peut être remarqué dans les médias que le paracétamol favoriserait l’asthme. Qu’en est-il ?
Les causes qui favorisent l’émergence d’un asthme sont nombreuses. Les études récentes pointent à présent le paracétamol comme étant un possible facteur aggravant.

Le paracétamol est pourtant l’incontournable molécule qui calme la fièvre et la douleur. Il est utilisé dès la plus petite enfance pour juguler les poussées fébriles trop importantes, calmer les diverses douleurs qui peuvent survenir.
Il est l’une des rares molécules que la femme enceinte peut prendre sans crainte pour le fœtus.

Cependant, diverses études ont trouvé un lien entre la prise de paracétamol et le risque de développer une rhinoconjonctivite, un asthme ou un éczema.
Il semblerait que la prise de paracétamol pendant la première année de vie et au cours des douze derniers mois augmente de 46 % de la fréquence de l’asthme vers l’âge de 6-7 ans.
Ce risque augmente d’autant plus que l’enfant reçut du paracétamol plus d’une fois par mois.

Devant ces résultats :

  • une première interprétation est de dire que la fréquence élevé de l’asthme vers 7 ans est corrélée à une consommation accrue de paracétamol;
  • une seconde interprétation serait que les patients qui font plus souvent des rhinopharyngites dès la petite enfance et prennent en conséquence du paracétamol, ont aussi plus de risque de développer un asthme.

Dans cette seconde interprétation, les rhinopharyngites seraient le facteur de risque pour l’asthme.

Une autre étude démontre que l’utilisation du paracétamol durant la grossesse et plus particulièrement durant le premier trimestre de grossesse double le risque d’avoir un asthme avant l’âge de sept ans.

Que faut-il en penser? Doit -on bannir le paracétamol? SURTOUT PAS!

  • Ces études reposent sur des interrogatoires menés auprès de parents d’enfants de 7 ans et les données chiffrées ne sont basées que sur le souvenir des administrations de paracétamol 7 ans auparavant.
  • L’enquête ne concernait que le paracétamol et ne prit pas en compte l’administration éventuelle d’autres substances antipyrétiques. Favorisent-elles aussi la survenue d’un asthme?

En conclusion

  • Ces deux enquêtes ont le mérite d’attirer l’attention sur le risque accru d’asthme induit par la consommation de paracétamol.
  • Toutefois, vu la méthode utilisée pour réaliser ces études, d’autres enquêtes plus approfondies seront nécessaires.

Actuellement, ces deux enquêtes ne remettent pas en question la validité du paracétamol afin de calmer les douleurs ou faire baisser la fièvre. On peut seulement recommander d’administrer le paracétamol que lorsqu’il est nécessaire c’est à dire pour une fièvre supérieure à 38 ° et pour des douleurs majeures.

Sources:

  • Beasley R. Worldwide variation in prevalence of symptoms of asthma, allergic rhinoconjunctivitis, and atopic eczema: ISAAC. The Lancet 1998; 351:1225-1232
  • Beasley R Association between paracetamol use in infancy and childhood, and risk of asthma, rhinoconjunctivitis, and eczema in children aged 6–7 years: analysis from Phase Three of the ISAAC programme. The Lancet 2008; 372:1039-1048
  • Cristina Rebordosa . Pre-natal exposure to paracetamol and risk of wheezing and asthma in children: A birth cohort study. International Journal of Epidemiology 2008 37(3):583-590

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