Archive mensuelle de août 2010

Le contact précoce avec les protéines de lait de vache préviendrait l’allergie.

 

vache.jpg

Rappelons tout d’abord que l’allergie au protéines de lait de vache est présente chez 4 % des enfants de moins de deux mois , elle régresse spontanément vers 12 mois. 

Elle peut apparaître fort tôt chez le nourrisson même après avoir été nourri au sein car sensibilisé aux protéines de lait de vache par l’alimentation de la maman.

Devant les risque allergiques chez les enfants atopiques, les recommandations étaient de différer l’introduction du lait de vache

 

Une éude récente apporte d’autres éclairages/

La comparaison de deux groupes de nourrissons allergiques ou non aux protéines de lait de vache a permis de montrer que plus l’introduction du lait de vache était tardive (116 jours en moyenne chez les nourrissons allergiques contre 91 jours chez les non allergiques)  plus le risque d’allergie était augmenté.

 

Les lingettes : source possible d’irritation !

Dans le domaine de l’allergie de contact, rien n’est simple. lingette.jpg

Afin de remplacer les parabens connus à présent comme agent allergique, d’autres substances ont été introduites notamment le méthylisothiazolinone déjà utilisé dans les colles, le papier, les peintures ou les circuits de refroidissement) et à présent dans les produits cosmétiques.

L’utilisation des lingettes reste donc possible mais toute irritation  doit faire craindre une sensibilisation. Il est alors impératif de consulter et de cesser leur utilisation.

Source: Jim on line
 

L’allergie à l’arachide plus facile à vivre grâce à la désensibilisation ?


Cette allergie fréquente ne présentait guère de solution jusqu’ à présent. En l’absence de traitement, il était auparavant  recommandé de s’abstenir de consommer des cacahuètes par craint d’une réaction allergique grave voire d’un choc anaphylactique pouvant entraîner la mort.

Depuis quelque temps, la notion de seuil de tolérance qui définit la quantité  minimum d’arachide consommable sans signes d’allergique permit de conseiller aux patients allergiques de continuer régulièrement à consommer cette dose minimale tolérée.

 

arachide.jpgA présent sous surveillance hospitalière au début du traitement, il est possible d’envisager une désensibilisation à l’arachide en faisant consommer par doses croissantes des cacahuètes aux patients allergique et de les amener à dépasser le double de la dose engendrant les signes d’allergie.

Une fois l’objectif atteint, comme dans tous programmes de désensibilisation , le patient doit continuer à consommer régulièrement cette dose tolérée au risque en cas d’arrêt de voir ressurgir l’allergie pour des doses cent fois plus faibles et donc risquer un accident allergique grave s’il pense pourvoir tout de même consommer sa dose tolérée.

Cette désensibilisation particulière suppose un environnement hospitalier , une bonne éducation thérapeutique et une bonne observance de la part du patient.

Pour être étendue , ce protocole nécessite la poursuite d’études sur une plus grande échelle

 

Blumchen K et coll. : Oral peanut immunotherapy in children with peanut anaphylaxis. J Allergy Clin Immunol 2010 ; 126 (7) : 83-91.

Le traitement de l’asthme est-il à modifier ?

 

Cette question fait polémique depuis quelque temps dans le milieu médical. Il est nécessaire de s’y intéresser car ce débat peut avoir des répercussions sur le traitement prescrit à  un asthmatique et il est nécessaire d’éclairer les patients à ce sujet.

 

Rappelons tout d’abord que l’asthme est une maladie inflammatoire des bronches. Traiter l’asthme, c’est surtout réduire le plus tôt possible l’inflammation bronchique qui réduit le calibre des bronches et déclenche la gène respiratoire. L’administration de corticoïdes inhalés répond à cet objectif

L’asthme mal équilibré nécessite des modifications du traitement soit augmenter les corticoïdes inhalés, soit introduire un médicament dilatant durablement les bronches pour permettre d’augmenter le calibre des bronches et la quantité d’air inspirée ou d’introduire un autre médicament , un anti leucotriène, qui combat à la source le déclenchement de l’inflammation bronchique.

 

Le débat porte sur les bronchodilatateurs bronchiques de longue durée d’action. Ceux-ci, utilisés seuls, ont été accusés de masquer la crise d’asthme sous jacente avec un risque majoré de décès. En conséquence, il était habituel de préférer la majoration des corticoïdes inhalés pour traiter un asthme mal équilibré.

 

Plusieurs études ont cependant  montré que l’adjonction de bronchodilatateurs de longue durée d’action aux corticoïdes inhalés permet un meilleur contrôle que l’augmentation des corticoïdes inhalés seuls ou l’apport des antileucotriènes.

Une autre étude montra que l’utilisation seule des bronchodilatateurs de longue durée accroit le risque d’hospitalisation pour crise d’asthme.

 

De cette étude, on peut retenir quelques principes :

-         ne pas utiliser de bronchodilatateurs à longue durée d’action seul pour traiter l’asthme de l’enfant ;

-         adjoindre un bronchodilatateur à longue durée d’action pour traiter un asthme mal équilibré

-         retirer ce même médicament si l’asthme est stabilisé et conserver le traitement par corticoïdes inhalés

-         utiliser des associations fixes de façon à améliorer l’observance.

-         Chaque traitement doit être adapté au patient et évalué pour vérifier le contrôle de la maladie asthmatique

Sources

Ortega VE, Peters SP. Beta-2 adrenergic agonists: focus on safety and benefits versus risks. Curr Opin Pharmacol. 2010 Jun;10(3):246-53.

Elkout H, McLay JS, Simpson CR, Helms PJ. A retrospective observational study comparing rescue medication use in children on combined versus separate long-acting {beta}-agonists and corticosteroids. Arch Dis Child. 2010 Jul 23.

Etude BADGER publiée en mars 2010 dans le New England Journal of Medecine

 

création de page le 04/08/2010

Période d’ovulation

Le cycle génital d’une femme n’est pas si simple que cela à comprendre.

Il faut savoir que le premier jour du cycle d’une femme est comptabilisé dès le premier jour des règles.

La durée du cycle est d’environ 28 jours. Des cycles plus courts ou plus long existent sans que cela soit anormal ou puisse diminuer la possibilité de concevoir un enfant.

La durée du cycle va conditionner le moment de l’ovulation. Contrairement à ce que beaucoup peuvent penser, la période de l’ovulation est toujours de 14 J avant le début des règles.

 

priodedefcondit1.jpg

 

 

Cette notion est importante.

Une femme ayant des cycles réguliers peut ainsi déterminer la période probable de son ovulation. Par contre cette période est impossible à préciser si la durée des cycles est variable.

Si le cycle est de 35 Jours , l’ovulation se produira au 21 eme J du cycle. Si le cycle suivant ne dure que 25 J, l’ovulation se produira au 11 eme J du cycle.

Il faut ajouter à cela que la durée des vie des spermatozoïdes dans le vagin est de 2 à 5 jours mais la période de mobilité n’est que de 48 à  72 h. Ceci étant la période possible de conception. Dès que l’ovulation a eu lieu, la progestérone, hormone essentielle après  l’ovulation, détruit en trois heures,  les spermatozoïdes présents dans la glaire.

Enfin,  il est prouvé chez les animaux que l’ovulation puisse être déclenché sous l’effet d’émotion ou de stress. Il est probable que l’ovulation puisse également se produire dans des conditions psychiques particulières dans l’espèce humaine

Ainsi, il n’est pas possible de sélectionner une période du cycle durant laquelle l’ovulation se déroule de façon certaine.

Donc, il n’est pas possible de cibler une période sans risque de conception.  Pour bien maîtriser l’absence de conception, il faut se tourner absolument vers une contraception reconnue comme efficace.

Parlez-en à votre médecin.




Manon Pepin - Massage suédois |
Alimentation et grossesse |
lamaladiedalzheimer |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Vivre sa vie
| I M C MOSELLE - Mieux vivr...
| Santé vous bien!