Archive pour la Catégorie 'Gynécologie'

Contraception et risques vasculaires

Une fiche regroupant les risque vasculaires majorés par la contraception oestroprogestative selon les facteurs de risque de santé de la patiente. Elaboration de cette fiche à partir des recommandations de la HAS.

fichier pdf Contraception et risques vasculaires

Une fiche d’information sur le D.I.U (ou stérilet) : un bon moyen de contraception trop méconnu

Le nombre d’I.V.G ne baisse pas en France et stage toujours aux alentours de 200 00  par an alors que le panel des moyens contraceptifs est important et connu de tout le monde.

On constate cependant que si le DIU est utilisé à hauteur de 23 % en France et 22% dans le monde, la pilule contraceptive est largement plus utilisée en France : 41% des utilisatrices d’un moyen de contraception contre 14,1% dans le monde.  Par ailleurs l’utilisation du DIU n’augmente pas dans la population de jeunes femmes de moins de 20 ans ni chez celles de 20-24 ans sans enfant. (Bajos et al  2014).

C’est dans cette catégorie de jeunes femmes de 20 à 24 ans que le taux d’IVG est pourtant le plus élevé avec un taux de 28, 8 IVG pour  1000 femmes en 2013. (DREES)

De plus le taux d’IVG s’est majoré en 2013 de 4,7 % soit 10 000 IVG supplémentaires et ce possiblement en raison du renoncement de nombre de femmes à une contraception oestroprogestative devant les informations délivrées sur le risque cardio-vasculaire des pilules de 3 et 4 eme génération.

Le DIU serait pourtant une alternative à la pilule contraceptive avec une efficacité en vie réelle bien supérieure à celle de la pilule car il n’y a pas d’oubli dans la prise de cette contraception une fois le DIU mis en place.

De plus la notion selon laquelle le DIU ne peut être proposé qu’à des femmes ayant déjà eu un enfant est révolue.

Afin d’apporter des informations utiles aux femmes désireuses de s’informer sur le DIU, un travail de recherche a été conduit par une interne en Pharmacie afin d’évaluer une fiche d’information sur le DIU. Ce travail qui lui a permis de soutenir sa thèse de Docteur en Pharmacie a aboutit à la conception d’une fiche d’information sur le DIU.

Cette fiche vous est présentée en pièce jointe et vous pouvez la téléchargée afin de vous informer ou apportez de l’information sur le DIU autour de vous.

fichier pdf LE DISPOSITIF INTRA_UTERIN

Chlamydiae trachomatis. Une infection génitale peu ressentie aux conséquences graves

Bien qu’elle progresse de 19 % chez les hommes et 25 % chez les femmes entre 2008 et 2009 et concerne 3,6% des femmes et 2,4 % des hommes âgés de 18 à 24 ans, L’infection à Chlamydiae trachomatis reste méconnue pour 64 % des femmes et 68 % des hommes qui en sont porteurs.

Si elle se traduit par des signes cliniques, la femme peut présenter des pertes jaunes verdâtres ou blanches, de petits saignements , des douleurs vésicales  et/ou de l’urètre, des douleurs lors des rapports sexuels. L’homme peut ressentir des brûlures de l’urètre.

Quelles conséquences : (Source J-M. Boh bot. Chlamydaie trachomatis : l’ennemi de la trompe)

  • Grossesse extra-utérine : risque augmenté de 2,7 %
  • Infection des trompes (salpingites hospitalisées) : risque majoré de 5,6 %. Ce germes en cause dans la moitié des salpingites.
  • Stérilité par obstruction tubaire : Risque majoré de 6,7 %. Chlamydiae est responsable de 70 des causes d’obstruction tubaire.

Pourtant des moyens simples permettent d »éviter ces conséquences désastreuses:

  • Prévention par le port de préservatif durant les rapports.
  • Dépistage par des tests:
    • Prélèvement locaux : vaginal chez la femme et urétral chez l’home
    • le Bilan sanguin montrant des anticorps bas négative le diagnostic ; un taux élevé avec conjointement une VS élevée, témoin d’une inflammation, oriente vers une infection récente ( valeur prédictive positive de 86 %)
    • L’échographie endovaginale coupée au Doppler couleur permet parfois le diagnostic mais reste moins précis que l’examen suivant
    • La cœlioscopie : Visualisation de la cavité utérine permet d’affirmer le diagnostic. Cet examen est prescrit selon des indications spécialisées précises.
    • L’IRM, précise, peut remplacer la cœlioscopie
  • Les traitements
    • En cas d’infection aiguë non compliquée : Azithromycine 1 gr en prise unique ou doxycycline  100 mg*2 /J /7J et traitement du partenaire
    • En cas d’infections sévères, les traitements antibiotiques prolongés sont d’autant plus efficaces qu’ils sont débutés précocement:
      • ofloxacine 400 mg 2 fois par jours associés à Métrodinazole 500 mg * 2/J pendan14 J ou
      • Ceftriaxone 1g en intramusculaire en dose unique ou
      • Doxycycline 100 mg *2 /J pendant 14 jours.
      • Traitement du partenaire
Faîtes vous dépister. Votre médecin vous prescrira les tests appropriés et éventuellement les traitements adaptés.

 

La contraception d’urgence mal connue et peu utilisée

Malgré les différentes formes de contraception et la pilule du lendemain, le taux d’IVG ne descend pas au-dessous de 200 000 par an.

3 grossesse sur 5 commencées avant 18 ans se terminent par une IVG.

Pourtant la pilule du lendemain est une aide précieuse mais mal connue:

  • 20 % des femmes n’y pensent pas
  • 12 % pensent qu’elles sont hors délai
  • 35 % pensent qu’elle est réservée aux femmes « jeunes »
  • 78 % ne savent pas qu’elle peut être utilisée jusqu’à 72 h après le rapport sexuel
  • 25 % pensent qu’une prescription est nécessaire pour l’obtenir!!

L’acétate d’ulipristal, Ellaone, permet d’étendre la durée de contraception d’urgence à 5 jours avec une efficacité supérieure au Norlevo ( taux d’échec respectivement de 1,6 % et 2,6 %) quelque soit la période d’administration.
Avec cette molécule, l’arrêt de l’ovulation serait de 100 % si le traitement est administré avant la montée des hormones permettant l’ovulation et dans 46 % des cas si ces hormones sont augmentées avant la prise.
La prise tardive, vers le 5 eme jour, est encore très efficace puisque le taux de grossesse ne serait que de 1,3 %.
Cette action lui confère le nom de pilule du superlendemain.
Les effets secondaire sont surtout des nausées, des céphalées, des douleurs abdominales et une augmentation de la durée des cycles de 3 J.
L’efficacité est maintenue jusqu’à un IMC ( poids/Taille²) inférieur à 35.
L’allaitement doit être interrompu pendant 36 h.

Elle est disponible uniquement sur ordonnance médicale et remboursée à 65 %.

Sans passer par le médecin, il est possible d’obtenir la pilule du lendemain Norlevo directement chez le pharmacien mais sans être remboursée. Elle est gratuite pour les mineures. Le remboursement nécessite également la prescription d’une ordonnance.

Norlevo  présente une efficacité de 95 % si elle est prise dans les 24 premières heures après le rapport et décroit pour ne plus être que de 58 % entre 48 et 72 h après le rapport. Pensez à la demander lors du renouvellement de votre pilule et prenez la le plus tôt possible en cas d’oubli de pilule de plus de 12 h et de rapport dans les 3  à 5 J qui précèdent l’oubi.

La palpation des seins comme la mammographie sont nécessaires

L’avènement de la mammographie semblait rendre archaïques la palpation des seins. Il n’en est rien.
La palpation de seins reste un geste utile pour le dépistage de tumeurs mammaires et de cancers du sein.
Aux Etats unis, la mammographie a fait baisser la mortalité par cancer du sein et diminuer le pourcentage de tumeurs palpables.
Dans un étude recensant des femmes opérées de cancers du sein, 43 % des ces cancers furent découverts par la palpation. Chez ces femmes, la taille des tumeurs étaient plus grandes que celles découvertes par la mammographie ( 2,6 contre 1,5 cm en moyenne).
La plupart des patientes (81 %) avaient passé une mammographie, toutefois 38 % de celles qui furent dépistés grâce à la palpation avaient passé une mammographie dans les treize mois précédents.
Conclusion Si la mammographie est d’un apport indéniable pour dépister et permettre le traitement d’un cancer du sein à un stade précoce, il reste indispensable d’être surveillée par la palpation.
Source
Mathis KL et coll. : Palpable presentation of breast cancer persists in the era of screening mammography. J Am Coll Surg., 2010; 210: 314-318.

Période d’ovulation

Le cycle génital d’une femme n’est pas si simple que cela à comprendre.

Il faut savoir que le premier jour du cycle d’une femme est comptabilisé dès le premier jour des règles.

La durée du cycle est d’environ 28 jours. Des cycles plus courts ou plus long existent sans que cela soit anormal ou puisse diminuer la possibilité de concevoir un enfant.

La durée du cycle va conditionner le moment de l’ovulation. Contrairement à ce que beaucoup peuvent penser, la période de l’ovulation est toujours de 14 J avant le début des règles.

 

priodedefcondit1.jpg

 

 

Cette notion est importante.

Une femme ayant des cycles réguliers peut ainsi déterminer la période probable de son ovulation. Par contre cette période est impossible à préciser si la durée des cycles est variable.

Si le cycle est de 35 Jours , l’ovulation se produira au 21 eme J du cycle. Si le cycle suivant ne dure que 25 J, l’ovulation se produira au 11 eme J du cycle.

Il faut ajouter à cela que la durée des vie des spermatozoïdes dans le vagin est de 2 à 5 jours mais la période de mobilité n’est que de 48 à  72 h. Ceci étant la période possible de conception. Dès que l’ovulation a eu lieu, la progestérone, hormone essentielle après  l’ovulation, détruit en trois heures,  les spermatozoïdes présents dans la glaire.

Enfin,  il est prouvé chez les animaux que l’ovulation puisse être déclenché sous l’effet d’émotion ou de stress. Il est probable que l’ovulation puisse également se produire dans des conditions psychiques particulières dans l’espèce humaine

Ainsi, il n’est pas possible de sélectionner une période du cycle durant laquelle l’ovulation se déroule de façon certaine.

Donc, il n’est pas possible de cibler une période sans risque de conception.  Pour bien maîtriser l’absence de conception, il faut se tourner absolument vers une contraception reconnue comme efficace.

Parlez-en à votre médecin.

Score EPDS

Vous avez rempli le questionnaire

Voici les valeurs attribuées à chaque question

Les questions 1, 2 et 4 sont cotées ainsi

a = 0, b = 1, c = 2, d = 3.

les autres questions sont cotées de manière inverse:

a = 3, b = 2, c = 1, d = 0.

Il est prouvé que si vous dépassez le score de 13 points , il est presque certain que vous souffrez d’une dépression dans les suites de votre accouchement.

Il est conseillé de vous rapprocher de votre médecin pour en parler.

 

Douleurs pelviennes et infection à chlamydiae

Ce germe ne vous parle pas ou peu et pourtant, il est la source de bien des troubles gynécologiques chez les femmes et des causes de stérilité;

Sournois, ce germe occasionne souvent des pertes vaginales inhabituelles, des douleurs du petit bassin très fréquentes. Parfois, il n’engendre aucun signe.

Or ce germe peut être responsable d’une stérilité.

Il est rencontré dans les urines de 3,4 % des femmes. Parmi celles-ci 80% ont moins de 25 ans et 48,6 % moins de 20 ans.

Une autre étude rapporte un taux d’infection des femmes de l’ordre de 5 à 10 % de la population européenne et de l’ode de 4 à 5 % en France.
Si on cible une population de femmes de 17 ans, ayant eu d’emblée plusieurs partenaires dès le début de leur vie sexuelle avec des difficultés sociales, scolaires ou familiale, le taux d’infection est alors de 16 %.

Le fait que ce germe n’occasionne aucun signes n’empêche pas les complications à type de stérilité ultérieure.

Si vous avez eu plusieurs partenaires sexuels très tôt dans votre vie et en plus des pertes inhabituelles accompagnées de douleurs même de manière transitoire, il est utile de vous faire faire un prélèvement afin de rechercher ce germe.

Parlez-en à votre médecin.

Sources

 

Douleurs pelviennes et infection à chlamydiae dans Gynécologie

Journal de Gynécologie Obstétrique et Biologie de la Reproduction
Vol 31, N° 6  – octobre 2002
pp. 555-557

Doi : JGYN-10-2002-31-6-0368-2315-101019-ART4

Recherche systématique de Chlamydia trachomatis dans l’urine d’une population de femmes jeunes par biologie moléculaire AMP-CT

 

J. Orfila

Quotidien de médecin N°8609

IVG QUAND REPRENDRE UNE CONTRACEPTION?

La contraception post IVG doit être évoquée dès les premières consultations.

La fertilité étant entière après l’IVG médicamenteuse, la contraception doit être assuré dès la prise du second traitement.

La contraception doit être choisie par la patiente après information.

quand la prendre:

Les préservatifs et spermicides : possibles dès les premiers rapports.

Oestroprogestatifs et progestatifs : commencer dès le jour du misoprostol.

La contraception orale n’a pas d’influence sur la diminution des saignements, que l’IVG soit chirurgicale ou médicamenteuse.

DIU (cuivre ou lévonorgestrel) :

Pose possible à la visite post IVG après contrôle de la vacuité utérine et en l’ absence de complications infectieuses.

Implant : possible en post- IVG après un cycle de contraception orale ou le premier jour des règles post IVG.

Anneau vaginal : le premier jour du cycle suivant est préférable, les saignements étant souvent abondants .

 

IVG médicamenteuse : Fiche d’information

Vous avez souhaité interrompre votre grossesse par méthode médicamenteuse sans hospitalisation. Elle consiste à prendre 2 médicaments différents en présence du médecin, dans son cabinet, au cours de 2 consultations :
- la mifépristone (Mifégyne®) ;
- le misoprostol (Gymiso®), de 36 à 48 h plus tard.
La mifépristone interrompt la grossesse : elle bloque l’action de l’hormone nécessaire au maintien de la grossesse (la progestérone), favorise les contractions de l’utérus et l’ouverture du col utérin.

Le misoprostol augmente les contractions et provoque l’expulsion de l’oeuf:

Si vous vomissez dans les 2 heures suivant la prise de ce médicament, vous devez contacter le médecin afin de renouveler la prise si nécessaire.

Dans la majorité des cas vous pouvez mener vos activités habituelles.

Quelquefois vous pouvez saigner comme des règles, vous sentir fatiguée. Il est possible que vous ressentiez quelques douleurs.

Très rarement, vous pouvez saigner plus abondamment, avec des caillots, ressentir des douleurs ressemblant à celles des règles.

Exceptionnellement, l’oeuf peut déjà être évacué à ce stade.

Les saignements, plus ou moins importants, ne sont pas la preuve que la grossesse est arrêtée. Il est donc indispensable de vous rendre comme prévu à la consultation suivante pour prendre le misoprostol (Gymiso®).

La méthode Après la prise de mifépristone (Mifégyne®) : que peut-il se passer ?

Après la prise de misoprostol (Gymiso®) au cabinet du médecin, il est préférable d’être accompagnée par la personne de votre choix à domicile. Prévoyez de rester chez vous, confortablement installée. Vous pouvez boire et manger. • Les contractions utérines provoquent des douleurs ressemblant à celles de règles, parfois plus fortes. Des médicaments contre la douleur vous ont été prescrits. N’hésitez pas à les prendre. • Des nausées, vomissements ou diarrhée sont possibles. • Les saignements peuvent se produire très vite après la prise du
misoprostol, mais parfois plus tardivement :
- dans 60 % des cas, l’avortement (expulsion de l’oeuf) se produit dans
les 4 heures suivant la prise de misoprostol ;
- dans 40 % des cas, l’avortement aura lieu dans les 24 à 72 heures
suivant la prise de misoprostol. Les saignements durent généralement
une dizaine de jours.
À TOUT MOMENT, si vous êtes inquiète ou si les troubles suivants
surviennent :
• de la fièvre ;
• des douleurs persistent malgré la prise des médicaments contre
la douleur ;
• des pertes importantes de sang persistent ;
• un malaise ;
APPELEZ :
• le médecin qui vous a remis les médicaments ;
• à défaut, l’établissement de santé dont le médecin vous a donné
les coordonnées.

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