Archive pour la Catégorie 'Gynécologie'

Page 2 sur 2

Quel types de papilloma virus atteignent les femmes ?

Profil génotypique des infections à papillomavirus dans une population de femmes américaines entre 1980 et 1999 : conséquences pour la vaccination et le dépistage

(Wheeler CM. et al. J Natl Cancer Inst. 2009;101:475-87. Epub 2009 Mar 24.)

Cette étude américaine a été conduite chez environ 2 000 patientes suivies pour un carcinome in situ ou invasif du col de l’utérus. Le génotype HPV le plus fréquent était le HPV 16 : 53,2 % et 56,3 %, respectivement pour les cancers invasifs et les cancers in situ. Les infections à HPV 18 et 45 représentaient respectivement 13,1 % et 6,1 % des cancers invasifs.
Cette étude montre aussi que l’incidence des cancers in situ ou invasifs liés au HPV 16 diminuait sur la période de 1980 à 1999 alors que celle de l’infection à HPV 18 restait stable. La proportion des infections aux autres génotypes de papillomavirus oncogènes était en progression. Les cancers qui en découlent concernent des femmes plus âgées (52,3 ans) comparativement à celle qui souffrent d’un cancer HPV16 ou 18 positif (45,9 ans).
Ces données montrent que la vaccination permettrait de réduire d’au moins 50 % l’incidence du cancer du col de l’utérus. Il faudra néanmoins continuer à proposer une surveillance régulière par frottis, en particulier chez les femmes plus âgées.

Le Papilloma virus dans les cancers de la vulve, du vagin, de la gorge, de l’oesophage

Infection à HPV et cancers de la vulve ou du vagin : un autre intérêt de la vaccination anti-HPV ?

(Smith JS. et al. Obstet Gynecol. 2009;113:917-24.)

Cette revue de la littérature s’est intéressée au lien existant entre cancer vulvaire ou vaginal et infection par HPV oncogénique. Elle montre qu’il existe une forte association entre l’infection par le virus HPV et ces deux localisations, et en particulier le vagin. Cette analyse suggère que la vaccination systématique pourrait réduire leur incidence.
Cette étude a repris 725 résumés d’études et analysé 67 études dans lesquelles l’ADN du HPV avait été recherchée par test ADN. Au total, 2 790 cancers vulvaires et 315 cancers vaginaux ont été identifiés parmi ces différentes publications. La plupart des cas ont été décrits en Amérique du Nord, en Europe ou en Amérique latine, probablement du fait d’une activité et d’un volume de publications plus importants.
La prévalence du HPV dans les cancers vulvaires s’échelonnait entre 40 et 70 % quel que soit le degré de dysplasie. En revanche, l’association était bien plus élevée en cas de cancer vaginal puisque le HPV était retrouvé dans 65 à 98 % des cas. Il s’agissait du HPV16 dans la grande majorité des situations. En revanche, cette revue de la littérature ne permet pas de savoir exactement quelle est la proportion de co-infections, en particulier avec les autres HPV oncogènes ou ceux ciblés par les vaccins anti HPV bi- ou tétravalents.
Cette revue sérieuse et systématique de la littérature suggère que les vaccins anti-HPV pourraient prévenir d’autres cancers gynécologiques. En revanche, même si HPV16 semble associé au cancer vulvaire, il n’en est probablement pas le seul facteur de risque.
Cette recherche fait écho à d’autres publications récentes sur le rôle du papillomavirus dans l’oncogenèse d’autres cancers. En particulier, il est reconnu que 50 % des cancers ORL sont HPV positifs et qu’il s’agit d’un facteur de risque indépendant de la consommation d’alcool ou de tabac. HPV interviendrait aussi dans 10 à 20 % des cancers de l’oesophage. Ces nouvelles données épidémiologiques suggèrent que la vaccination anti-HPV pourrait avoir bien d’autres conséquences positives que celles qui étaient attendues.

IVG

Pourquoi encore informer sur l’IVG ?

Ne pas aboutir à une IVG est certainement le souhait de toute femme mais aussi de tout médecin. Pourtant, il est nécessaire d’en parler tant cet acte, malgré l’information et  la généralisation de la contraception, est encore trop largement pratiqué.

Toutes les 15 mn dans le monde, 2277 femmes sont enceintes mais ne l’ont pas souhaité. Sur 210 millions de grossesses 38% ne sont pas désirées et la moitié d’entre elles pratiqueront une IVG.

50 % des IVG sont pratiquées chez des femmes utilisant, généralement mal, un moyen de contraception:

  • 23 % sont sous pilule,
  • 19 % utilisent des préservatifs
  • 7 % ont un stérilet

Le nombre d’IVG reste toujours aussi stable en France, soit 210 000 IVG par an depuis 2002. Le nombre de jeunes filles de 15 à 17 ans pratiquant une IVG augmente: 13230 en 2006 contre 11500 deux ans auparavant.

 

Cet IVG peut être pratiqué soit par voie médicamenteuse jusqu’à sept semaines de grossesse et 14 SA par voie gynécologique.

En haute Normandie le nombre d’IVG s’accroit régulièrement et dépasse actuellement le nombre de 5000 en 2007 dont les  3/4 en Seine-Maritime.

Les IVG peuvent être pratiquées soit en ville s’il s’agit d’IVG médicamenteuses soit par un gynécologue soit par un médecins généraliste ayant acquis une formation en gynécologie . Tous deux doivent avoir passer covention avec un centre hospitalier réalisant des IVG par voie gynécologique. En Haute-Normandie, 22 généralistes (dont je fais partie) et 7 gynécologues ont passé convention depuis 2004.
Il est donc nécessaire de vous renseigner sur la réalisation dans votre secteur d’habitation du potentiel de médecins suceptiblmes de réaliser une IVG par voie médicamenteuse.

Interêt de participer au dépistage du cancer du sein

L’interêt est simple: il donne la possibilité de sauver des vies:

canser sein dépistage

Calculer sa date d’accouchement

cliquez sur le lien suivant: Date d’accouchement

Le benzopyrene de la cigarette favorise le papilloma virus sur le col de l’utérus

  • Le carcinogène benzo[a]pyrène de la fumée du tabac augmente la synthèse du papillomavirus humain

    Les résultats des études épidémiologiques suggèrent que les carcinogènes de la fumée du tabac et l’HPV sont des cofacteurs synergiques dans l’augmentation du risque de la progression du cancer du col utérin. Le benzo[a]pyrène (BaP), un carcinogène majeur de la fumée du tabac a été détecté dans le mucus du col utérin et peut interagir avec l’HPV. L’exposition des cellules du col utérin à des concentrations élevées de BaP augmentait de 10 fois les titres de l’HPV 31, alors que le traitement avec des concentrations basses de BaP a été suivi d’une augmentation du nombre de copies du génome HPV, mais pas d’une augmentation de la morphogénèse du virion. L’exposition au BaP augmente aussi les titres de HPV 16 et HPV 18. En total, les modulations BaP du cycle de vie d’HPV pourrait augmenter la persistance virale, la carcinogénèse des tissus de l’hôte et la permissivité de la progression du cancer.

    27 février 2008


  • (J Virol. 2008 ; 82 (2) : 1053-58. Alam S et al.)

la procréation médicale assistée

Un lien vers un site fournissant des explications simple sur ce sujet difficile techniquement et humainement: PMA

Contraception: Réflexions générales

La nécessité de délivrer une information sur la contraception vient du nombre d’interruption de grossesse qui reste stable à 224000 par an depuis 10-15 ans et ce malgré la grande variété et la bonne qualité des moyens contraceptifs existants.

Cette information cherche à toucher toutes les tranches d’âge mais il est important de sensibiliser les plus jeunes en raison d’une grande méconnaissance des mécanismes de fécondation et de la contraception ainsi que s des IST ( Infections sexuellement transmissibles).

La sexualité des adolescents en quelques chiffres:

  • Age moyen du premier rapport sexuel : 17, 2 ans chez les garçons et 17,6 ans chez les filles.
  • 27 % des ados contre 25 % en 2002 ont eu leurs premiers rapports sexuels à l’âge de 15 ans.
  • 9,7 % d’entre eux ne mentionnent aucune contraception lors des premiers rapports.
  • 90 % des 18-24 ans ont utilisé un préservatif au cours de leur premier rapport sexuel. Plus la sexualité commence tôt, plus les jeunes gens utilisent des préservatifs.
  • 30 % des filles et 20 % des garçons âgés de 15 à 19 ans ont eu recours à la contraception d’urgence au cours de leur vie.
  • Chaque année, environ 10 000 IVG chez les mineures.
  • Taux d'IVG

Les échecs de la contraception sont surtout liés à l’abandon ou à une mauvaise utilisation de la pilule:

  • 30 à 50 % de femmes arrêtent la pilule lors de la première année d’utilisation, la plupart dans les six premiers mois et 11 % dès le premier mois.
  • Les adolescentes abandonnent encore plus tôt leur contraception: 50 % de celles qui arrêtent le font dans les trois premiers mois.
  • 30% des femmes oublient une fois par mois de prendre leur comprimé et 50 % une fois tous les trois mois.

freqoublipilule.jpg

 

Le problème est que la pilule n’est pas remplacé par une autre méthode de contraception dans 25 % des cas.

Les causes d’arrêt sont variables:

  • Les saignements,
  • Les nausées,
  • La prise de poids,
  • la modification d’humeur
  • Les douleurs des seins (rappelons que la pilule n’augmente pas du tout le risque de cancer du sein, même si il y a des antécédents dans la famille )

Il est donc important de délivrer une information sur la conception, la contraception et d’attirer également l’attention sur les risques de transmission des maladies sexuellement transmissibles. C’est l’objet de l’exposé qui suit.

Qu’est ce que l’amour

En réponse à toutes sortes de questions légitimes que se posent les ados au collège ou au lycée, voici sous formes de diapositives des éléments de réponses qui vous informent sur la notion de rapport amoureux.

La naissance d’un sentiment amoureux fait partie de l’évolution normal de chaque être. Encore faut-il que ce sentiment amoureux débouche sur une relation profonde, sincère et pas obligatoirement sur un rapport sexuel précoce. C’est ce que rappelle les trois premières diapositives.

02questcequelamour1.jpg

 

 

03questcequelamour2.jpg

 

04questcequelamour3.jpg

Papillomavirus: le pire c’est de persister

REVUE DU PRATICIEN GYNECOLOGIE ET OBSTETRIQUE
Par le Docteur Jean-Luc Mergui
Il s´agit ici d´une étude de cohorte qui montre clairement, sur près de 599 femmes infectées par près de 800 virus potentiellement oncogènes (certaines patientes ont des infections multiples) que la clairance du virus,  son élimination, est rapide : 67 % en un an.

Parmi celles dont le virus persiste plus de douze mois, le risque de développer un CIN2+ dans les trente mois de surveillance a été de 21 % (IC 95 % = 15 % à 28 %).

Cependant, le risque le plus élevé est retrouvé chez les patientes de moins de 30 ans, dont le virus était un HPV 16 et dont la persistance était supérieure à douze mois, dans ce groupe-là : 53 % des patientes ont présenté un CIN2+,

ce qui signifie aussi que 47 % des patientes n´ont pas, dans les trente mois, développé de lésion significative ; d´où les recommandations – justifiées – des auteurs à la population médicale : une infection à HPV ponctuelle ne signifie pas pour autant une lésion précancéreuse, la régression est l´évolution la plus probable !

Rodríguez AC, Schiffman M, Herrero R, Wacholder S, Hildesheim A, Castle PE et al. Proyecto Epidemiológico Guanacaste Group. Rapid clearance of human papillomavirus and implications for clinical focus on persistent infections. J Natl Cancer Inst 2008;100:513-7. Epub 2008 Mar 25.

12



Manon Pepin - Massage suédois |
Alimentation et grossesse |
lamaladiedalzheimer |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Vivre sa vie
| I M C MOSELLE - Mieux vivr...
| Santé vous bien!