Archive pour la Catégorie 'Pneumologie'

Sensibilité à un allergène alimentaire ne veut pas dire allergique

En médecine, poser une certitude d’allergie à aliment n’est pas si simple.
L’expérience fut conduite auprès d’un jeune enfant de huit ans poly-allergique depuis son plus jeune âge, notamment à l’arachide.

Pour améliorer sa qualité de vie, cet enfant fut soumis à un test en double aveugle. Il ingéra sans le savoir sur deux jours soit de l’arachide soit un placebo, c’est à dire rien du tout! L’équipe conduisant l’expérience ne savait pas ce que l’enfant ingérait.
Résultat: les symptômes d’allergie apparurent le premier jour et pas le second. Cependant, le premier jour, l’enfant a absorbé le placebo et le second l’arachide.

Conclusion

Être sensible à l’arachide ne veut pas forcément dire que l’enfant doit développer des symptômes d’allergie. En levant cette peur de consommer de l’arachide qui peut engendrer des réactions de type allergique, cet enfant consomme de l’arachide normalement
Il est, par conséquent nécessaire de bien expliquer aux patients allergiques ou à leurs parents, qu’être sensible à une substance ne signifie pas forcément y être allergique.
Prouver une allergique peut nécessiter de faire des tests en double aveugle.

Source: Univadis : Congrès annuel de la European Respiratory Society, Barcelone, Espagne, 18-22 septembre 2010, présentation 341.

Le traitement de l’asthme est-il à modifier ?

 

Cette question fait polémique depuis quelque temps dans le milieu médical. Il est nécessaire de s’y intéresser car ce débat peut avoir des répercussions sur le traitement prescrit à  un asthmatique et il est nécessaire d’éclairer les patients à ce sujet.

 

Rappelons tout d’abord que l’asthme est une maladie inflammatoire des bronches. Traiter l’asthme, c’est surtout réduire le plus tôt possible l’inflammation bronchique qui réduit le calibre des bronches et déclenche la gène respiratoire. L’administration de corticoïdes inhalés répond à cet objectif

L’asthme mal équilibré nécessite des modifications du traitement soit augmenter les corticoïdes inhalés, soit introduire un médicament dilatant durablement les bronches pour permettre d’augmenter le calibre des bronches et la quantité d’air inspirée ou d’introduire un autre médicament , un anti leucotriène, qui combat à la source le déclenchement de l’inflammation bronchique.

 

Le débat porte sur les bronchodilatateurs bronchiques de longue durée d’action. Ceux-ci, utilisés seuls, ont été accusés de masquer la crise d’asthme sous jacente avec un risque majoré de décès. En conséquence, il était habituel de préférer la majoration des corticoïdes inhalés pour traiter un asthme mal équilibré.

 

Plusieurs études ont cependant  montré que l’adjonction de bronchodilatateurs de longue durée d’action aux corticoïdes inhalés permet un meilleur contrôle que l’augmentation des corticoïdes inhalés seuls ou l’apport des antileucotriènes.

Une autre étude montra que l’utilisation seule des bronchodilatateurs de longue durée accroit le risque d’hospitalisation pour crise d’asthme.

 

De cette étude, on peut retenir quelques principes :

-         ne pas utiliser de bronchodilatateurs à longue durée d’action seul pour traiter l’asthme de l’enfant ;

-         adjoindre un bronchodilatateur à longue durée d’action pour traiter un asthme mal équilibré

-         retirer ce même médicament si l’asthme est stabilisé et conserver le traitement par corticoïdes inhalés

-         utiliser des associations fixes de façon à améliorer l’observance.

-         Chaque traitement doit être adapté au patient et évalué pour vérifier le contrôle de la maladie asthmatique

Sources

Ortega VE, Peters SP. Beta-2 adrenergic agonists: focus on safety and benefits versus risks. Curr Opin Pharmacol. 2010 Jun;10(3):246-53.

Elkout H, McLay JS, Simpson CR, Helms PJ. A retrospective observational study comparing rescue medication use in children on combined versus separate long-acting {beta}-agonists and corticosteroids. Arch Dis Child. 2010 Jul 23.

Etude BADGER publiée en mars 2010 dans le New England Journal of Medecine

 

création de page le 04/08/2010

Asthme: La crise traitée par corticoïdes par le patient lui même est bénéfique

 

Les crise d’asthme chez les enfants mènent souvent ceux ci dans les services d’urgences.

Eviter l’aggravation dans un asthme déséquilibré est un des objectifs dans la prise en charge.

Une étude sur trois ans chez des enfants de 5 à 12 ans a montré que l’administration par les parents, en plus du traitement de fond et de crise,  de corticoïdes par voie buccale pendant 3 à 5 jour selon des critères définis à l’avance ( crise plus grave que d’habitude et/ ou absence de disparition des symptômes en 6 à 8 heures avec les traitements habituels)  permet de réduire le passage aux urgences et diminue l’absentéisme scolaire.

Le risque est de voir se multiplier abusivement la prise automatique de corticoïdes chez les enfants avec les effets secondaires de ceux ci.

Toutefois cette attitude peut être préconisée pour certains enfants en établissant avec le médecin les critères de gravité autorisant les parents à administrer un corticoïdes à leur enfant
Vuillermin PJ et coll.: Parent initiated prednisolone for acute asthma in children of school age: randomised controlled crossover trial. BMJ 2010;340:c843

BPCO Bronchopneumopathie chronique obstructive

Cette maladie, due dans 90 % des cas au tabac et qui veut dire que les bronches sont en partie fermées et obstruées, concernent entre 3 et 3,5 millions de personnes soit 7,5 % de la population française.
Les 2/3 des personnes atteintes ignorent leur maladie. Pourtant, elle conduit à une dégradation de la respiration avec essoufflement, toux chroniques et à des infections bronchiques sévères. Ce sera la 4 eme cause de mortalité en France en 2030. Elle est responsable de 16000 décès par an!

Qui peut en être atteint? Essentiellement les fumeurs.
Sur 100 fumeurs à un moment donné, la moitié ont une bronchite chronique et un sur cinq une BPCO.
Si on examine à présent 100 fumeurs de 65 ans qui fument toujours, c’est 50 % qui ont une BPCO!! Cet état engendrera des troubles respiratoires graves. C’est pourquoi, il faut se faire dépister chez son médecin en faisant des tests respiratoires : mesures du souffle au moyen d’un minispiromètre.

Des résultats perturbés ou des résultats même normaux chez une personne essoufflée avec des signes de bronchite chronique doivent faire l’objet d’examens plus poussés: une exploration fonctionnelle respiratoire chez un pneumologue.

L’atteinte des voies respiratoires impose alors une première action importante pour stopper la dégradation respiratoire: c’est l’arrêt du tabac

La respiration chez une personne asthmatique

L’asthme est une maladie inflammatoire chronique des bronches.

Une personne en crise d’asthme peine à inspirer de l’air et à expirer le contenu de ses bronches ; c’est comme si l’on respirait et soufflait à travers une paille tout en courant un 100 mètres!!

Pendant une crise , il s’associe deux phénomènes :

  • Un gonflement de la paroi des bronches à cause de l’inflammation de ces parois. Cela entraine la production de sécrétions qui diminuent encore l’espace pour laisser passer de l’air.
  • Un resserrement des muscles qui entourent les bronches. L’espace pour laisser l’air sortir diminue encore.

Après les périodes de crises, suivent heureusement des périodes d’accalmie avec une respiration tout à fait normale et que le traitement va essayer de prolonger le plus possible.

Comment suspecter un asthme ?

Diverses situations doivent vous faire penser à de l’asthme et vous amener à consulter votre médecin ou votre pédiatre :

  • Un nourrisson qui présente plus de trois épisodes de respiration sifflante ;
  • Toux sèche (signe le plus fréquent, plus de 9 cas sur 10) souvent nocturne vers 2 à 3 h du matin ou lors du réveil ;
  • Sifflement (8 cas sur 10);
  • Toux après un effort sportif ;

Fatigue excessive, trouble du sommeil, encombrement bronchique.

Les principaux signes de l’asthme

  • La toux souvent sèche à cause de l’inflammation mais parfois grasse à cause des glaires. On peut même parfois croire qu’il s’agit d’une bronchite.
  • Le sifflement qui est du au bruit que fait l’air pour sortir des bronches.
  • Une oppression car l’air passe plus difficilement dans des bronches rétrécies.
  • Quant la crise est très sévère, apparaissent en plus

une accélération du rythme cardiaque,
des sueurs,
une respiration ralentie et parfois totalement bloquée,
une coloration bleutée des lèvres,
de l’agitation avec de l’anxiété,
l’impossibilité de terminer une phrase et
l’obligation de s’allonger.

  • Le débit expiratoire de pointe qui n’atteint pas la moitié de la meilleure mesure habituelle.

La répétition fréquente de toux, de sifflement respiratoire doit vous faire penser que vous êtes peut-être asthmatique ou que vous refaites une nouvelle crise.

ce qui peut déclencher l’asthme

Pour faire de l’asthme, il faut soit en hériter par ses parents ou se trouver dans un environnement particulier qui provoque la maladie.
Les bronches d’une personne asthmatique sont plus sensibles aux facteurs irritants qui vont agresser la paroi inflammatoire des bronches.
Divers agents irritants existent comme :

  • Les allergènes (pollens, acariens, moisissures, aliments, animaux),
  • l’air froid, humide,
  • L’altitude en air froid
  • l’exercice,
  • le tabagisme actif et même passif,
  • les irritants chimiques (spray domestiques, parfums),
  • la pollution atmosphérique,
  • certains virus ou bactéries,
  • des médicaments comme l’aspirine…
  • mais aussi des épisodes de stress.

Irritées par un de ces agents, les parois bronchiques s’épaississent, sécrètent du mucus et se resserrent par l’action des muscles bronchiques. C’est la crise qui démarre.

D’autres causes peuvent être responsable d’asthme comme :

  • le reflux gastro-œsophagien,
  • des champignons comme l’aspergillus,
  • des maladies inflammatoires des vaisseaux,
  • des perturbations hormonales notamment au moment de la ménopause.

Ce qUI

Fréquence de l’asthme

Quelques chiffres pour montrer l’importance de cette maladie :
Globe

  • Dans le monde, l’asthme atteint 300 millions de personnes et 255 000 personnes en sont décédées en 2005.
  • En Europe:selon une étude de la Fédération Européenne des Associations d’allergiques et de maladies respiratoires (EFA), il y aurait
    Stat asthme

30 million d’asthmatiques en Europe.
Entre 6 millions ont un asthme sévère et
1,5 million ont peur de mourir dans une crise d’asthme.
En Europe, il y un décès par heure causé par une crise d’asthme .

Selon l’EFA, 90% des décès causés par l’asthme seraient évitables par une meilleure sensibilisation, par des soins mieux adaptés au patient asthmatique et par le dévelopment de nouveaux médicaments.

  • En France, l’asthme atteint 3,5 millions de personnes ; actuellement,l ‘asthme atteint 7 à 10 % des enfants et 5 à 6 % des adultes.

2000 décès dont 600 enfants sont occasionnés par l’asthme chaque année en France soit entre 5 et 6 décès par jour. La moitié des personnes décédées ont moins de 65 ans.

9 DÉCÈS SUR 10 SONT ÉVITABLES PAR UNE MEILLEURE ÉDUCATION car seulement 5 % des patients asthmatiques suivis ou non ont un traitement adapté et parmi ceux qui sont suivis médicalement, 30 % seulement sont équilibrés avec leur traitement.

Elle est de plus en plus fréquente à cause de notre environnement: augmentation de 5 % en cinq ans dans la région de Saint-Nazaire.
Dans une enquête en région parisienne :

  • 6 % des parents répondent que leur enfant est porteur d’un asthme prouvé ;
  • Mais :

13% des enfants font des bronchites sifflantes,
10 % ont des sifflements,
11 % une toux à l’effort et
15 % une toux au froid.

Ces enfants sont vos enfants : ils sont peut-être asthmatiques et ne sont pas traités correctement.

Le nombre de cas d’asthme à doublé en vingt ans. Dans les pays en voie de développement, plus les villes s’agrandissent, plus le nombre d’asthmatiques s’accroit.

Asthme

Asthme dans Pneumologie courseAsthmatique? Sifflement, toux à l’effort. une bouffée de ventoline vous soulage immédiatement. Vous être peut-être asthmatique comme 3,5 millions de personnes en France.

C’est une maladie à ne pas négliger. Elle est responsable de 1500 morts par an et pourtant l’asthme se soigne très bien.

Maitrisez votre asthme avec l’aide de la Maison de l’Asthme

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