Archive pour la Catégorie 'Vaccin'

Rougeole : Un vaccin ou un risque d’encéphalite ?

Rare et inoffensive la rougeole?Rougeole

Le rapport de Santé Publique France rapporte 387 cas depuis le premier janvier 2017 avec un taux d’hospitalisation de 40 % , de nombreux cas de pneumopathies dont un a entrainé le décès d’une jeune fille de 16 ans non vaccinée.

En 9 ans, 10 personnes en sont décédées parmi les 24 000 personnes atteintes. Nombre d’enfants de moins de un an furent atteints du fait de la non vaccination de leur entourage.

Rougeole épidémio

Le vaccin protège donc soi-même et son entourage.

 

Vaccination contre la coqueluche et grossesse

En France , la vaccination contre la coqueluche n’est pas recommandée durant la grossesse. Pour autant certains pays comme les Etats-Unis la recommande déjà depuis 2011 mais avec un vaccin ne contenant pas le virus inactivé de la polio.

Cette vaccination est elle-inoffensive durant la grossesse? Vu la récente épidémie qui toucha un nombre important de patients surtout jeunes (< 3ans) en Angleterre en 2012 avec 14 décès, une campagne de vaccination utilisant le Repevax comme vaccin permit de vacciner  20 000 femmes enceintes entre 28 et 38 semaines et de les suivre en comparant l’évolution de la grossesse par rapport à un groupe témoin non vacciné. Les résultats de cette campagne de vaccination ne montre pas d’augmentation:

  • du risque foetal dans les 14 jours suivants la vaccination (Risque Relatif = 0,69 ; IC(95%) 0,23 à 1,62) ni à distance (RR= 0,85 IC : 0,44 à 1,61)
  • d’accouchement précoces (RR=1,00 IC : 0,97 à 1,61)
  • des autres variables étudiées par rapport au groupe témoin: décès néonatal, éclampsie, retard de croissance intra-utérin, placenta praevia, césarienne, insuffisance rénale néonatale.

En conclusion, la vaccination contre la coqueluche chez la femme enceinte entre 29 et 35 semaines ne montrant pas d’effets négatifs parmi les variables étudiées. Notons que l’étude n’a pas évalué la réponse immunitaire induite ni l’influence de la vaccination sur le système immunitaire foetal. De même, l’effet de cette campagne de vaccination sur la taux ultérieur de coqueluche dans cette population n’a pas été étudié.

Rappelons qu’en France cette vaccination durant la grossesse est interdite et c’est la stratégie du cocooning recommandée par le Haut Conseil de la Santé Publique qui doit être appliquée et consiste en la vaccination de toute personne au contact d’un nouveau né non vacciné si la vaccination contre la coqueluche remonte à plus de 10 ans.

Source : Safety of pertussis vaccination in pregnant women in UK: observational study. BMJ 2014; 349.

fichier pdf bmj.g4219.full

la vaccination contre la méningite C

La vaccination en une dose contre la méningite C est de plus plus proposée de 12 mois à 24 ans.

La raison tient:

  • au taux de méningocoque de type C qui gagne en fréquence et représente 25 à 30 % des cas de méningite. La forme de type B pour laquelle un vaccin est en cours d’élaboration représente 60 % des cas.
  • au pourcentage de décès de l’ordre de 16 % en cas d’infection par le méningocoque B.
  • au taux plus bas dans les autres pays européens qui pratique la vaccination
  • à la diminution de plus de 90 % de l’incidence de l’infection à méningocoque C dans les pays où se pratique la vaccination généralisée ( Espagne, Québec, Royaume-Uni, Pays-Bas)

De plus, la forme de méningocoque C dénommée C:2a:P1.7,1 qui se rencontre chez les sujets les plus âgés du groupe 12 mois – 24 ans, vivant en groupe, entraine une mortalité plus élevée. Cette forme plus virulente gagne en fréquence. Elle est responsable de 24 % des cas de méningite  de type C en 2008 contre 1,1 % en 2005.

Pourquoi entre 12 mois et 24 ans :

  • La vaccination après l’âge de 1 an nécessite moins de rattrapage.
  • La vaccination effectuée entre 5 et 18 ans au Royaume Uni permet d’obtenir dans 70 % des cas des taux d’anticorps protecteurs 5 ans après la vaccination et seulement dans 40 % des cas si la vaccination est administrée avant l’âge de 5 ans.

De ce fait la vaccination est proposée en France avec une seule dose entre 12 et 24 mois et une possibilité de rattrapage jusqu’à 24 ans.

La diminution du nombre de gens atteints sera perceptible si le taux de vaccination atteint 80 % entre 12 et 24 mois et 50 % au-delà.

Source:

Gaudelus JP. De Pontual L. Nouvelles recommandations concernant la vaccination contre le méningocoque C. La revue du Praticien 2010. Vol. 60. 1386-87.

Vaccination ciblée contre la tuberculose

Vu la baisse du nombre de cas de tuberculose, les autorités sanitaires ont cessé la vaccination obligatoire contre la tuberculose.

Le taux est de 8,9 cas pour 100 000  habitants en 2005 avec des chiffres bien plus élevées selon les régions:

  • 19,7/100 000 en Ile de France
  • 32,6/100 00 en Seine Saint-Denis
  • 28,7 /100 000 à Paris
  • 44/100 000 en Guyane

Ce taux varient aussi en fonction de l’origine de la population:

  • 41,5/100 000 pour les personnes nées à l’étranger
  • 5/100 000 pour celles nées en France.
  • 160/100 000 pour les personnes nées en Afrique  subaharienne
  • 53,2/100 000 pour les sujets nés en Asie
  • 28,5/100 000 pour celles nées en Afrique du Nord
  • 13,7/100 000 pour celles nées en Europe (en dehors de la France)

La vaccination doit être poursuivie pour les enfants nés dans un pays à forte concentration de tuberculose ou si l’un des parents est originaire de l’un de ces pays:

  • Afrique, Asie, Proche et Moyen Orient,
  • Amérique centrale et du Sud,
  • Europe centrale et de l’Est  ainsi que les pays de l’Ex-URSS
  • Bulgarie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Portugal, Roumanie.

L’arrêt total de la vaccination des populations à risque entraineraient 320 cas de tuberculose par an chez les moins de 15 ans dont 10 méningites.

La vaccination des ces populations doit être effectuée le plus tôt possible car le risque de développer la maladie tuberculeuse est d’autant plus élevé que le sujet est jeune:

  • Avant 1 an: risque de 43 %
  • entre 1 et 5 ans : risque de 24 %
  • Adolescent : risque de 15 %
  • Adulte : risque de 5 à 10 %.

Les nourrissons sont susceptibles de développer plus facilement des formes graves.

Les enfants de moins de trois mois sont vaccinés sans test tuberculinique préalable.

La vaccination peut être réalisée jusque ‘à l’âge de 15 ans .

 

Vaccination contre le pneumocoque : Prevenar

Parfois, devant le nombre de vaccins imposés au nourrisson, certains se demandent s’ils sont tous nécessaires?

Concernant le vaccin contre la méningite à Pneumocoque introduit en 2003, des études récentes rapportées par le Pr Bingen de l’hôpital Robert Debré à paris prouvent son intérêt.

Les cas de méningites (2539 cas) survenues dans 259 services de pédiatrie entre 0 et 18 ans étaient dues dans 28 % des cas à des variétés de pneumocoques et survenaient plus fréquemment vers l’âge de 5 mois.

Grâce au vaccin contre sept formes de pneumocoque ( Prévenar):

  • la fréquence des méningites à pneumocoques diminuent de 47 % entre 2 et 11 mois,
  • baisse de 52 %  à 65 % des hospitalisations pour pneumonie à pneumocoques,
  • baisse de 43 % du nombre de consultations pour otite moyenne aiguë et de 42 % des prescriptions pour le même motif aux USA.

Les formes de pneumocoque comprises dans le vaccin ont régressé de 83 % et parallèlement plusieurs formes non comprises dans le vaccin ont augmenté de 22 %.

Par ailleurs, la vaccination a permis de faire baisser la résistance du pneumocoque aux antibiotiques et évite le portage et deux fois plus de contamination. La vaccination d’un bébé permet d’augmenter la protection des autres.
La vaccination complète avec ses trois injections initiales à 2, 3, 4 mois et le rappel entre 12 et 15 mois doit être encouragée.

Source: Quotidien du médecin N° 3409 Sept 2008

 

Hépatite B

Il subsiste toujours une réticence vis à vis de ce vaccin tant la polémique entre la vaccination contre l’hépatite B et le risque de survenue d’une sclérose en plaques a marqué les esprits.

La vaccination reste recommandée entre 2 mois et 13 ans. Pourquoi?

300 000 personnes sont porteurs du virus de l’hépatite B

Ce virus est responsable de 2000 décès par an.

Seuls 30 % des enfants sont vaccinés.

Cela mérite réflexion et la vaccination doit être pratiqué chez les nourrissons

Coqueluche

Il faut poursuivre  et parfois reprendre la vaccination contre la coqueluche à l’age adulte.

La raison en est simple. Cette vaccination, pour ceux qui l’ont reçue dans l’enfance, ne dure pas toute la vie.

Il est donc possible qu’un adulte soit de nouveau atteint d’une coqueluche et infecte à un nourrisson qui n’est pas encore vacciné.

C’est pourquoi chaque année 400 nourrissons sont contaminés et hospitalisés. 20 % d’entre eux nécessitent une hospitalisation en réanimation médicale. Certains, malheureusement en décèdent.

La majorité d’entre eux ont attrapé la coqueluche auprès de leur proche entourage mal vaccinés

Cette insuffisance de la vaccination débute des l’âge de 11-13 ans car le rappel comportant la coqueluche n’est effectué que dans 60 % des cas. Dans ce cas, il est nécessaire de la pratiquer entre 11 et 18 ans.

Enfin, tout l’entourage d’un nourrisson, quelque soit son âge, doit être vacciné correctement contre la coqueluche même si une vaccination contre le tétanos a été pratiqué voici moins de dix ans.

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